Observatoire de la conjoncture

Des tableaux et graphiques mis à jour en temps réel, les grandes tendances du trimestre: une palette d’outils complémentaires pour suivre l’actualité économique.

Les chiffres clés

Sélection des principaux indicateurs  non commentés – évolution et comparaison avec la région Centre-Val de France et la France. Le tableau est mis à jour et publié dès qu’une donnée est actualisée.

 

La plupart des indicateurs sont passés au vert

GraphClavier D 97619105 SPublié le 22/09/2017

       L’économie française se porte mieux. Elle profite pleinement du bond du commerce international, de la reprise de la zone euro, d’une bonne résistance de la consommation des ménages et d’un alignement particulièrement favorable des planètes économiques: taux d’intérêt faibles, inflation et Euro relativement bas. Les entreprises reprennent confiance et le climat des affaires se situe à son plus haut niveau depuis 2011. Les objectifs d’une croissance du PIB de 1,6 % pour 2017 devraient être atteints.

            Ce contexte bénéficie pleinement au Loir-et-Cher où la plupart des indicateurs sont également passés au vert.

Les difficultés rencontrées par les entreprises semblent nettement atténuées. Les situations de défaillance sont moins nombreuses ; le nombre de procédures de redressement judiciaire ouvertes au premier semestre est l’un des plus faibles enregistrés au cours des dix dernières années, en recul de 5 % par rapport aux six premiers mois 2016. Les problèmes de trésorerie semblent moins prégnants ; les retards de paiement des cotisations sociales se situent à l’un des plus faibles niveaux depuis 9 ans ; les taux de marge se redressent.

L’activité continue de progresser, les carnets de commande se sont remplis. Le secteur de la construction, dont le sérieux grippage provoqué par l’effondrement des mises en chantier de logements avait si fortement handicapé le Loir-et-Cher, redémarre. Les chiffres d’affaires demeurent orientés à la hausse, et de façon sensiblement plus marquée qu’ailleurs : + 3,4 % en rythme annuel glissant à fin juin (France + 1,9 %, région - 0,2 %). Cela se répercute logiquement sur l’emploi.

Les données du 1er semestre ne sont pas encore publiées mais l’année 2016 s’est soldée par un gain de 720 emplois salariés du secteur privé. Le long cycle de destruction de postes observé entre 2009 et 2014 semble donc bien terminé malgré un début d’année un peu mitigé. Les créations ne suffisent cependant pas encore à compenser les pertes subies et on notera aussi que le rythme de progression se situe également en deçà du niveau national (0,9 % contre 1,2 %). Mais les intentions d’embauche des entreprises locales sont nombreuses.

Les résultats sont encourageants aussi sur le front du chômage. Les rangs des demandeurs de catégorie A (sans aucune activité) continuent de se réduire, à un rythme (3 % en un an) plus soutenu qu’en région ou en France, ce qui conforte la position du Loir-et-Cher parmi les départements à taux de chômage comparativement moins élevé (8,1 %, le plus bas de la région). En revanche le nombre des demandeurs des catégories B et C (ayant travaillé dans le mois) continuent de progresser (+ 8 % en un an, à fin juillet), ce qui traduit une multiplication des alternances entre activité et chômage et révèle une précarisation toujours croissante des emplois.

Ces évolutions ne semblent pas impacter directement la situation du RSA. Les trois premiers trimestres 2016 avaient été marqués par une baisse significative du nombre de bénéficiaires. Depuis, on observe une relative stabilité, bien que leur effectif repasse de nouveau sous la barre des 7 000 en juin 2017, retrouvant ainsi le niveau de septembre 2014. L’évolution constatée en Loir-et-Cher suit les tendances régionale et nationale ; le volume des sorties est assez fluctuant d’un mois à l’autre. Celui des entrées se réduit régulièrement : il est désormais proche de 300 par mois.

Dans l’ensemble, la part de bénéficiaires de minima sociaux reste modérée et le taux de pauvreté peu élevé : 12,4 % en 2013 (dernier chiffre connu) contre 14,5 % en métropole à la même date (14,2 % fin 2015).

           Globalement, tout porte à croire que la situation économique locale continuera à s’améliorer, sauf évènements imprévus. Le moral des responsables d’entreprises, tel qu’il ressort des différentes enquêtes réalisées localement à la rentrée, est d’ailleurs résolument porté vers l’optimisme. Reste à savoir quelle en sera la traduction en termes d’investissements (assez faibles ces derniers trimestres) et de créations d’emploi.

 

Les cookies assurent le bon fonctionnement de nos services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l'utilisation des cookies.